La prime lumière – Emanuele Tonon

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A travers ce long cri d’amour, Emanuele Tonon dessine les contours de sa mère décédée et dont l’absence soudaine le laisse pantelant. L’auteur revient sur la vie de sa mère, son « amour » comme il l’appelle : jeune fille pauvre de Calabre, mariée de force, elle viendra s’installer dans le nord de l’Italie pour élever son fils « de la honte », né d’un viol. Se sentant comme abandonné après cette mort subite à laquelle il n’était pas préparé, Tonon livre « l’avant et l’après Emanuele » de sa mère mais aussi les dernières années partagées alors qu’il vivait avec elle : le quotidien, les menus agacements, les petits gestes que l’on ne remarque plus à force de promiscuité et qui deviennent soudain douloureusement manquants dans l’absence.

J’ai besoin de faire mémoire de toi (…)

Emanuele Tonon écrit, crie, pleure son regret de ne pas avoir su être un meilleur fils, de ne pas avoir su, quand il en était encore temps, profiter de cette présence si indispensable à son existence. De ce vide incommensurable, il fait un plaidoyer à l’amour filial, fustigeant en passant ce Dieu qu’il a un temps voulu rejoindre (en s’engageant dans les ordres) mais qui lui prend à présent ce qu’il a de plus précieux et qui laisse la pauvreté détruire ses ouailles.

Un beau récit en forme de devoir de mémoire dont je dois la découverte à Babelio et à ses opérations Masse Critique.

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