Moisson de mai

Reprise de quelques bonnes habitudes : le billet bilan du mois ! Bien que je déserte régulièrement ce blog, que je sois sans cesse tiraillée par le dilemme du blogueur qui se résume assez bien en deux/trois mots « STOP ou ENCORE ? », je n’en lis pas moins… loin s’en faut ! Focus donc sur les lectures du mois.

Côté romans (par ordre d’apparition…) :

un livre troublant, deux réécritures modernes de Shakespeare, une histoire d’amour et d’attente, deux premiers romans qui ont peiné à me convaincre.

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Côté enfants (petits, grands, très grands) :

une ode à l’imaginaire, un Walden sauce polar, un ado entre douceur et violence (dont je parle ici), une famille qui tente de surnager.

 

Côté militantisme en tout genre :

un livre illustré drôlement féministe & un tout petit bouquin à mettre entre toutes les mains pour parler des réfugiés

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En vrac :

les jolies bulles de Chloé Cruchaudet & une tragédie puissante de Laurent Gaudé

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Catégorie spéciale faite de vibrations, d’émotions, de coups au cœur…

le portrait intime d’une femme du XVIIe siècle, une enfance entre chaleur, sang et puanteur, une saga familiale sous la houlette d’une femme flamboyante entre la Grèce et la Suisse, la mission secrète et touchante d’une chouette gamine.

 

Autre catégorie spéciale (quand on aime, on ne compte pas…) : les titres de la prochaine rentrée littéraire lus dans le cadre du comité de lecture Talents Cultura.

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& Torrentius de Colin Thibert (Héloïse d’Ormesson) que j’ai oublié de prendre en photo…

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Double 6 – Emmanuel Trédez

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Depuis qu’il s’est battu avec Gwen et que sa grand-mère a été convoquée par la principale, on n’a pas revu Hadrien au collège. Aux deux policiers venus recueillir des informations – car Hadrien a disparu -, quelques élèves de la classe du jeune homme vont en confier chacun leur version. Tour à tour, Yanis et Clément, les deux « meilleurs » du jeune disparu, pourtant si différents, Midori la petite amie et Gwen dont l’oeil au beurre noir donne une idée de son dernier échange avec Hadrien vont livrer le portrait d’un adolescent insaisissable, tantôt timide, tantôt fanfaron, capable de romantisme comme d’une grande violence. Qui est vraiment Hadrien, cet imprévisible adolescent ?

Plus qu’un simple portrait d’adolescent, ce joli roman choral livre plus largement un portrait protéiforme et juste de l’adolescence avec ses interrogations, ses sensibilités, ses émotions, ses blessures aussi. Il y est question de deuil, de sentiments, d’amitiés, d’amour et de promesses pas toujours faciles à tenir mais qui aident à tenir le cap quand l’ouragan de la vie a tout balayé. Une belle surprise à l’intrigue bien menée.

Double 6 d’Emmanuel Trédez. Editions Didier Jeunesse/ mai 2019.

Un livre croisé aussi chez Laure : son billet à lire ici.

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Dunbar et ses filles -Edward St Aubyn

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Enfermé dans une maison de retraite de luxe, Henry Dunbar tente tant bien que mal de garder les idées claires. Magnat de la presse, multimillionnaire, cet homme puissant est en train de se faire évincer du trust Dunbar par ses filles aînées, perfides, cupides et un brin dérangées, Megan et Abigail. Dunbar n’a pour le moment qu’une idée en tête : fausser compagnie à l’infirmière Reynolds et prévenir Florence, sa dernière fille avec qui il a coupé les ponts le jour où elle a osé lui tenir tête. Dans une course poursuite haletante, Dunbar va, à 80 ans, comprendre qu’une autre vie est possible et qu’il est peut-être passé à côté de la sienne, aveuglé qu’il était par l’éclat du succès et de l’argent.

Avec cette réécriture moderne du Roi Lear de Shakespeare, Edward St Aubyn livre un roman aux allures de polar, une poursuite effrénée où chaque heure, chaque minute compte et peut tout faire basculer. Dunbar et ses filles ne saurait faire mentir le proverbe « L’homme est un loup pour l’homme » tant la trahison, la mesquinerie, la cupidité, la méchanceté semblent mener le monde – celui des filles de Dunbar et du grand capital en tout cas. Dans cette tragi-comédie qui file à toute allure comme notre monde, la lumière au bout du tunnel de noirceur semble bien ténue.

Dunbar et ses filles d’Edward St Aubyn (traduit de l’anglais par David Fauquemberg). Editions Grasset/ mars 2019

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Une femme en contre-jour – Gaëlle Josse

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De Vivian Maier, je ne connaissais que quelques clichés : un ou deux auto-portraits, la bourgeoisie mauvaise d’une femme croisée dans la rue, le regard abimé d’un homme indigent. Une force toujours dans les regards, des portraits forts et intenses. De Vivian Maier, je ne connaissais rien d’autre et finalement pas la femme derrière l’appareil. Rien de la petite fille grandie dans les cris, rien de la gamine à la généalogie mensongère, rien de l’enfant brinquebalée d’un pays à l’autre. Rien non plus de cette photographe restée inconnue dont le travail qui fait œuvre ne fut découvert que bien après sa mort. Qui était finalement cette femme secrète, solitaire, nurse de profession, photographe à temps plein, malade aussi….

Dans Une femme en contre-jour, Gaëlle Josse dessine les contours de cette femme de l’ombre, de ce destin oublié qui avait habité le monde à sa façon, en le fixant sur la pellicule. Le portrait est troublant tant ceux qui l’ont croisée semblent ne pas avoir côtoyé la même femme. Tantôt nounou aimante et attentionnée, tantôt agressive et méchante, mais assurément une femme libre. Une femme blessée aussi par sa famille déglinguée qui avait peut-être trouvé derrière l’objectif le moyen d’échapper un peu à la brutalité du monde. Ce portrait saisissant éclaire aussi l’œuvre de Vivian Maier dans laquelle on a furieusement envie de plonger en refermant Une femme en contre-jour.

Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse. Editions Noir sur Blanc/ Notabilia – 2019.

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Les miroirs de Suzanne – Sophie Lemp

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Plonger dans la lecture des Miroirs de Suzanne de Sophie Lemp, c’est assister à une double (re)naissance. Celle de Suzanne d’abord, femme de quarante ans au quotidien bien rôdé qui se voit un jour dérober les carnets qu’elle a tenus adolescente et jeune femme. Comme une partie de sa vie envolée : l’adolescence, les premiers émois, un amour fou et impossible, la première fois, le temps volé dans une chambre d’hôtel. Celle de Martin aussi, jeune homme qui pédale pour s’oublier et trouve un jour par hasard ces carnets volés dans une poubelle. Sans réfléchir, il les ramène chez lui et explore l’intimité de cette femme dont il ne connaît rien : ses doutes, ses joies, l’amour naissant, la passion, l’amour absolu.

Alors que Suzanne se met à écrire pour reconstruire son histoire, celle d’un amour passionnel avec un écrivain qui avait presque trois fois son âge, Martin retrouve lui aussi peu à peu les gestes de la création et un certain goût à la vie. Chacun des personnages, liés par ce fil intime sans tout à fait le savoir, sont confrontés aux renoncements nécessaires pour se reconstruire durablement, pleinement, sereinement, et trouvent le chemin du deuil des amours anciennes pour pouvoir enfin aimer et se laisser aimer vraiment. Dans ce premier « véritable » roman de Sophie Lemp – après Le fil et Leur séparation, récits autobiographiques – on retrouve la plume sensible d’une auteure qui sait sonder les bouleversements tus, les jardins secrets : notre part la plus intime.

Dans le petit miroir accroché au mur, elle se regarde. Son reflet au-dessus du lavabo d’un restaurant, après avoir échangé son premier baiser avec Adrien, cet enfin ! qui lui était venu. Son corps tout entier observé après avoir pris un bain chez Serge un dimanche d’octobre. L’éclat de sa peau dans les toilettes de l’hôtel où elle venait de faire l’amour avec Antoine. La lumière tamisée d’une cabine d’essayage dans laquelle Vincent l’avait rejointe tandis qu’elle passait un nouveau soutien-gorge. Un premier cheveu blanc révélé dans la glace ronde de son poudrier, alors qu’elle avait accouché de Louise quelques heures auparavant. Dans les miroirs de Suzanne, une crainte toujours assombrissait la joie. La peur de se tromper, de souffrir, de ne pas savoir, de regretter. Ce soir, elle remarque l’absence de voile sur son visage. L’écriture a débusqué la peur.

Les miroirs de Suzanne de Sophie Lemp. Allary éditions/ 2019.

Merci à Netgalley pour cette proposition de lecture !

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La plus précieuse des marchandises – Jean-Claude Grumberg

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Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pourvoir les nourrir ? Allons…

De toute façon, d’enfant, pauvre bûcheronne et pauvre bûcheron n’en ont pas : une bouche de moins à nourrir pour lui pauvre bûcheron, une douloureuse absence pour elle. Mais en ces heures où gronde au loin la guerre, pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne n’ont pas de temps à perdre à imaginer une autre vie, tout occupés qu’ils sont à juste survivre d’un jour à l’autre. C’est dans cette quête perpétuelle que pauvre bûcheronne voit passer les trains, ceux qui mènent on ne sait où, ceux dont la marchandise est incertaine. C’est de l’un deux que lui sera offerte une précieuse marchandise, la plus précieuse des marchandises – de celles qui changent à jamais une vie, qui redonnent le goût de tout et surtout celui de réinventer chaque jour. Alors oui parfois, on peut abandonner son enfant, pour le sauver ou espérer tout au moins que la mort que l’on pressent l’épargnera. Et quand, dans ce wagon qui roule vers la mort, un père prend au hasard un de ses jumeaux avec la folle idée de le laisser tomber du train, il ne sait s’il le sauve ou l’achève. Mais la graine d’espoir qu’il se fiche en plein cœur avec ce geste fou, contre malheurs et atrocités, ne cessera jamais de pousser et de l’habiter et tel un tuteur, de le tenir droit alors que le monde autour de lui bascule.

Voilà un tout petit livre qui fait partie pour moi des grands, de ceux que l’on a envie de garder toujours auprès de soi, d’offrir, de relire, de connaître par cœur tant Jean-Claude Grumberg a réussi là un coup de maître. Utilisant les codes du conte, il livre l’horreur de cette guerre qui a englouti des millions de « sans-coeurs » dans son lit de haine. Les personnages prennent une incroyable densité malgré la distance créée par leur absence de nom et l’on est envahi par l’empathie envers ce pauvre bûcheron qui tout bougon qu’il est et tout empêtré dans ses croyances voit son coeur chaviré et ses convictions balayées en un simple geste. La plus précieuse des marchandises dit en un texte court et intense comment parfois de l’indicible peut naître le bonheur et à quoi on est prêt pour préserver l’amour quand on l’a approché. Un récit qui, loin de toute mièvrerie, laisse percer une trouée de lumière dans les ténèbres de l’Histoire.

Les jours suivants, pauvre bûcheron tout comme pauvre bûcheronne ne ressentirent plus le poids des temps, ni la faim, ni la misère, ni la tristesse de leur condition. Le monde leur parut léger et sûr malgré la guerre ou grâce à elle, grâce à cette guerre qui leur avait fait don de la plus précieuse des marchandises. Ils partagèrent tous trois un plein fagot de bonheur, orné de quelques fleurs que le printemps leur offrait pour éclairer leur intérieur.

La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg. Editions Seuil, collection « La librairie du XXIe siècle »/ 2019.

Une lecture que je dois à Babelio : merci à eux et à l’éditeur pour l’envoi !

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Grégoire et le vieux libraire – Marc Roger

A tout juste dix-huit ans, Grégoire travaille plus ou moins comme homme à tout faire à la résidence des Bleuets, oscillant entre gentil commis de cuisine et souffre-douleur du pervers qui tient lieu de responsable de la blanchisserie de l’EHPAD. Alors qu’il est affecté à la distribution des repas, il rencontre M. Picquier, surnommé par tous aux Bleuets, « le vieux libraire ». Dans cette chambre remplie de livres, ces deux êtres que tout semble opposer vont s’apprivoiser, se tenir compagnie, s’aider à se redresser. Grégoire qui n’avait jamais vraiment recherché la compagnie des livres devient, sous l’impulsion du vieux féru de littérature, lecteur officiel de la maison de retraite. Chaque lecture dévoile au jeune homme un autre pan du monde, une nouvelle aventure, une occasion d’élargir son horizon et de s’envisager plus grand. Elle rapproche aussi le vieil homme dont le corps lâche et le jeune garçon dont le corps exulte. Un partage qui changera à jamais le destin de Grégoire.
Véritable ode à la littérature et à son pouvoir, Grégoire et le vieux libraire, roman d’apprentissage, aborde aussi le thème du vieillissement et notamment de la vie des pensionnaires des EHPAD, de ces solitudes réunies souvent malgré elles sur le dernier chemin. Lecteur public de son métier, Marc Roger a su distiller dans son roman la passion des textes et du partage qui l’anime. Mais le tout n’a pas toujours su me convaincre jusqu’au bout sans que je sache vraiment pourquoi. Il lui aura manqué peut-être à peine un tout petit supplément d’âme pour tout emporter dans mon cœur de lectrice. Pourtant, il est beau cet éveil de Grégoire aux mots, à leur puissance d’évocation. Elle est touchante cette rencontre, menée souvent tambour battant par le vieux Picquier, pleine de pudeur parfois. Elle raconte aussi des manques, des trous d’amour et les coups de la vie et comment la littérature, toujours, souvent, peut servir de refuge.

Grégoire et le vieux libraire de Marc Roger. Editions Albin Michel/ 2019.

Une découverte de la rentrée littéraire que je dois à une opération Masse Critique de Babelio.

L’enfer de Church Street – Jake Hinkson

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Ça commence comme un braquage un peu minable sur un parking. Lorsque Geoffrey Webb se retrouve avec un revolver pointé sur la tête par un inconnu, il grimpe en voiture sans broncher. Un coup d’accélérateur plus tard, il semble bien que les rôles se soient inversés. Geoffrey, loin d’être effrayé, propose à son compagnon inattendu un marché : les 3000 dollars qu’il a en sa possession contre un petit tour en bagnole. Et le temps de la balade, Geoffrey se raconte, peignant à travers son histoire la noirceur de l’humain, écorchant la bigoterie américaine et la fausse bienveillance des petites communautés.

Roman noir, immoral et non dénué d’ironie, L’enfer de Church Street ne laisse aucune échappatoire à son lecteur : comme ce braqueur malheureux, on est embarqué à vive allure aux côtés de Geoffrey Webb pour une épopée haletante. En une nuit et une vie, Webb illustre magistralement la fameuse maxime de Hobbes : « l’homme est un loup pour l’homme ». Une pépite de roman noir !

L’enfer de Church Street de Jake Hinkson (traduit de l’américain par Sophie Aslanides), éditions Gallmeister, coll. Totem (2012 pour l’édition originale/ 2015 et 2017 chez Gallmeister).

Lus & vus d’octobre

Du côté des 68 premières fois, la jolie aventure autour des premiers romans qui voit régulièrement atterrir dans ma boite aux lettres des livres et de jolis mots venus d’ici et là :

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Côté bulles :

BD_jackjoseph  BD_laimant  BD_lenaodebrown  BD_betty_boob.jpg  BD_chroniques_leopard.jpg  BD_lesbeauxetes4

Côté romans :

wagner_sakari  fuller_unmariageanglais  Martinez_labibnoire Ngozi-Adichie_L-hibiscus-pourpre

et puis parlons tout de même d’Une maison parmi les arbres de Julia Glass (ed. Gallmeister) dans laquelle j’étais très confortablement installée 😉 quand ma liseuse a eu un accident mortel (bouh…), m’obligeant à interrompre (avec désespoir) ma lecture.

Côté classique (ça ne peut pas faire de mal !) :

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Et parce que je n’ai pas toujours le nez dans un livre :

film_amin  film_girl  film_cornichekennedy  film_quunseultienne  film_lesprocescontremandela

et au théâtre : « Ce que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu » du collectif belge Nimis Groupe & « Midnight Sun », seconde création de la talentueuse compagnie de cirque toulousaine Oktobre.

 

Sakari traverse les nuages – Jan Costin Wagner

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Roman noir, Sakari traverse les nuages m’a fait, tout au long de la lecture, une impression étrange : celle d’être baignée dans une intense lumière, presque aveuglante. Peut-être à cause de la lumière qui inonde une des premières scènes du livre alors que l’on découvre un jeune homme nu, debout dans une fontaine d’une petite ville de Finlande, un couteau à la main ? Ou alors parce qu’il se prend pour un ange ? Même les coups de feu tirés par Petri, policier dépêché sur place, s’ils ont abattu Sakari, n’ont pas pour autant fait baisser cette incroyable luminosité.

Pourtant les personnages de cet étonnant roman ont chacun leur part de tristesse fichée dans le coeur, couleur de deuil. La mort de la jeune Emma d’abord qui hante tout le livre : elle a poussé un peu plus loin Sakari dans la folie, fait voler en éclats la famille d’Emma, brisé des amitiés, verrouillé les coeurs, coupé la communication, fait oublier l’enfance. Et puis il y a Kimmo, policier chargé de l’affaire qui devra déterminer si Petri a agi en légitime défense ou non. Veuf, il élève sa fille, Sanna, lumineuse gamine entourée de copines qui éclabousse d’éclats de rire ce papa parfois triste.

La mort a imprimé, ici et là, sa trace profonde mais se dégage de ce roman, presque hypnotique, une forme de douceur ouatée. Etonnante, intrigante, déstabilisante, l’écriture de Jan Costin Wagner donne à Sakari traverse les nuages les contours d’un roman indéfinissable : sous ses allures de polar et de récit noir, il se révèle être tellement plus que ça.

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Merci à Babelio et aux éditions Jacqueline Chambon pour cette proposition de lecture !

Sakari traverse les nuages de Jan Costin Wagner (traduit de l’allemand par Marie-Claude Auger). Editions Jacqueline Chambon noir/ 2018.