Soleils d’août

Se laisser enchanter par la Drôme, sourire au « bon matin ! » lancé par les cousins belges, marcher, apprendre avec bonheur que j’intègre l’équipe de curieux-amoureux de culture du Clou dans la planche, site internet toulousain de critiques de spectacles (je suis youpi !), retrouver du temps à soi, marcher dans l’Aude, reprendre avec joie les rênes du blog, préparer (un peu) la rentrée, fouiner encore et toujours dans les médiathèques toulousaines, retrouver les collègues et toujours pas mal de lectures.

 

L’exploration de la rentrée littéraire a continué avec (par ordre d’apparition ci-dessous) un coup de cœur plein de paillettes (mais pas que), un drôle de roman qui fait la part belle à la langue, un texte dur à l’écriture ciselée, un coming-out original, une histoire d’amour dépassée par l’Histoire, celle des Noirs aux Etats-Unis.

 

Une grande plongée dans les bulles avec – toujours par ordre d’apparition – la suite et la fin de l’incroyable série de Jeff Lemire (je ne remercierai jamais assez Steph/Mo du Bar à BD pour ce conseil appuyé, avisé !) dont il faudrait que je vous parle un jour si j’y arrive…, un joli et tendre diptyque, un superbe album, une troublante adaptation d’un conte des frères Grimm qui interroge l’identité féminine, un album qui fait la part belle à la nuit, une franche déception.

 

Une sortie de PAL dont je parle ici.

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Côté jeunesse : se balader à Madagascar avec un livre parfois un peu trop didactique, être déçue par une histoire d’écran et de poésie, découvrir une pépite avec cette courte histoire d’exil et de liberté tout enrobée d’amour, accoster sur une île et y croiser les malicieux Barnaby et Christie, un couguar grognon, un oncle terrifiant et un beau sergent dépassé.

 

Et aussi : un polar pas mal qui mêle intrigue et histoire sociale et le tableau sombre d’une société algérienne aux rêves avortés (ma chronique : .)

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Ebats de juillet

Des balades matinales entre les chênes et les murets de pierre du Lot, des siestes sous le noisetier, avoir trop chaud, des bains de mer réjouissants dans l’Aude et un trou d’eau qui se transforme en piscine géante personnelle, quelques kilomètres de brasse, une escapade dans la verdoyante Ariège, des sardines grillées (indispensables à l’été !), « Singing in the rain » en plein air et puis des mots des mots des mots :

Continuer à découvrir la rentrée littéraire qui approche à grands pas

 

Rattraper son « retard » côté litté 😉

Un roman en auto-édition (c’est une première alors…)

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Buller :

 Un tour au théâtre :

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Côté album :

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Quelques nouvelles :

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Fruits de juin

Le mois de juin c’est la fin d’année scolaire qui s’accélère, les surveillances d’examens, les sessions de révisions, les au-revoir à certains, les échanges au seuil des portes qui protègent les oraux, le stress de l’attente, les oraux de rattrapage, les résultats, des couloirs vides, les gentils mails d’élèves qu’on ne reverra plus l’an prochain, des réunions encore, passer trop de temps en voiture. Mais c’est aussi ça :

 

Continuer d’explorer la rentrée littéraire à venir (les billets eux aussi sont à venir, ils attendent tout chauds dans les starting-blocks #lafillequitease) :

Se balader dans le noir :

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Plonger dans les bulles :

 

Conserver son âme d’enfant :

Moisson de mai

Reprise de quelques bonnes habitudes : le billet bilan du mois ! Bien que je déserte régulièrement ce blog, que je sois sans cesse tiraillée par le dilemme du blogueur qui se résume assez bien en deux/trois mots « STOP ou ENCORE ? », je n’en lis pas moins… loin s’en faut ! Focus donc sur les lectures du mois.

Côté romans (par ordre d’apparition…) :

un livre troublant, deux réécritures modernes de Shakespeare, une histoire d’amour et d’attente, deux premiers romans qui ont peiné à me convaincre.

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Côté enfants (petits, grands, très grands) :

une ode à l’imaginaire, un Walden sauce polar, un ado entre douceur et violence (dont je parle ici), une famille qui tente de surnager.

 

Côté militantisme en tout genre :

un livre illustré drôlement féministe & un tout petit bouquin à mettre entre toutes les mains pour parler des réfugiés

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En vrac :

les jolies bulles de Chloé Cruchaudet & une tragédie puissante de Laurent Gaudé

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Catégorie spéciale faite de vibrations, d’émotions, de coups au cœur…

le portrait intime d’une femme du XVIIe siècle, une enfance entre chaleur, sang et puanteur, une saga familiale sous la houlette d’une femme flamboyante entre la Grèce et la Suisse, la mission secrète et touchante d’une chouette gamine.

 

Autre catégorie spéciale (quand on aime, on ne compte pas…) : les titres de la prochaine rentrée littéraire lus dans le cadre du comité de lecture Talents Cultura.

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& Torrentius de Colin Thibert (Héloïse d’Ormesson) que j’ai oublié de prendre en photo…

Lus & vus d’octobre

Du côté des 68 premières fois, la jolie aventure autour des premiers romans qui voit régulièrement atterrir dans ma boite aux lettres des livres et de jolis mots venus d’ici et là :

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Côté bulles :

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Côté romans :

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et puis parlons tout de même d’Une maison parmi les arbres de Julia Glass (ed. Gallmeister) dans laquelle j’étais très confortablement installée 😉 quand ma liseuse a eu un accident mortel (bouh…), m’obligeant à interrompre (avec désespoir) ma lecture.

Côté classique (ça ne peut pas faire de mal !) :

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Et parce que je n’ai pas toujours le nez dans un livre :

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et au théâtre : « Ce que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu » du collectif belge Nimis Groupe & « Midnight Sun », seconde création de la talentueuse compagnie de cirque toulousaine Oktobre.

 

Avril dans les bulles

Le mois d’avril aura été riche côté lectures, notamment en romans graphiques et autres BD. Avant tout, il me faut remercier chaleureusement le réseau de lecture publique toulousain dont la médiathèque José Cabanis qui approvisionnent si bien et si régulièrement leurs rayons de nouveautés. 😉

  • Hans Fallada – Vie et mort du buveur de Jakob Hinrichs (traduit de l’allemand par Laurence Courtois)/ Denoël Graphics (2015) : Jakob Hinrichs mêle le roman Vie et mort du buveur d’Hans Fallada à la propre biographie chaotique de son auteur dans un roman graphique hommage au grand écrivain allemand.
  • La vengeance est un plat qui se mange froid et même très froid dans Le linge sale de Rabaté & Gnaedig/ Vents d’Ouest (2014) : une histoire qui ne m’a pas emballée plus que ça.
  • Une délicate évocation de l’adolescence servie par un graphisme superbe : Jane, le renard et moi d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt/ La Pastèque (2013). Un de mes coups de cœur du mois !
  • Quatre mains pour évoquer l’enfance de ces deux gamines qui ont grandi non loin l’une de l’autre avec pour point commun, la peur. Celle qu’on instille en pensant protéger, celle qui tait aussi son nom, qui surgit au détour d’une information au journal télévisé et plane, omniprésente : Pendant que le loup n’y est pas de Valentine Gallardo & Mathilde Van Chelluyre/ Atrabile (2016).
  • Une autre jolie découverte chez Atrabile : J’ai tué Geronimo de Cédric Manche & Loo Hui Phang (2007), un roman graphique entre mensonges et faux-semblants… Troublant.
  • Lou Lubie que je connais depuis ses toutes premières publications réunionnaises (et même depuis bien plus longtemps encore…) livre avec cet album un témoignage (et un ouvrage didactique) sur la pathologie dont elle souffre (et qui a mis bien longtemps à être diagnostiquée) et qu’elle a peu à peu appris à apprivoiser : la cyclothymie. Goupil ou face de Lou Lubie/ Vraoum éditions (2016).
  • Grâce à un partenariat Babelio, j’ai pu découvrir le premier roman baigné par le soleil sicilien de Catherine Banner, La maison au bord de la nuit dont je vous ai déjà parlé ici.
  • Je ne pouvais pas ne pas emprunter ce nouveau titre de Thierry Murat ! J’ai découvert son travail graphique avec Les larmes de l’assassin (adapté du roman d’Anne-Laure Bondoux) puis Au vent mauvais (sur un scénario de Rascal), tous deux également édités chez Futuropolis (ah cette maison, je l’aime vraiment d’amour !). Cette fois, Murat signe également le scénario de ce très bel album où l’on suit les interrogations d’un homme parti en expédition photographique à la rencontre des Indiens et assistant, impuissant, à leur inexorable massacre. Réflexion sur la photographie, son rôle de témoin mais aussi sur la place que l’on donne à ses véritables envies, à ses aspirations souvent en contradiction avec le rôle que la société attend de nous, Etunwan est un album puissant. Le travail graphique très cinématographique de Murat nous immerge complètement dans le récit, au plus près du narrateur. A découvrir ! Etunwan, celui qui regarde de Thierry Murat/ Futuropolis (2016). Mo en parle très bien ici.
  • Cette fois ce sont les blogueuses que je remercie, du moins, toutes celles qui, mordues de ce fameux Paul, m’ont incitée à aller découvrir les albums de Michel Rabagliati. Une première rencontre donc avec le héros québécois dont l’accent a vite envahi ma chambre. Il est affaire de quotidien, rien de bien rocambolesque ou d’extraordinaire et pourtant ça fonctionne : on s’attache à Paul et sa douce, on sourit et s’attendrit de leur émotion de jeune couple devant cette nouvelle vie à deux qui s’annonce. En quelques pages à peine, on sent bien que Paul est devenu notre nouveau copain et qu’on est prêt à le suivre partout, à la pêche, à la campagne, au parc… 😉 D’ailleurs une autre aventure m’attend déjà dans ma PAL. Paul en appartement de Michel Rabagliati/ La Pastèque (2004).
  • Un peu en avance sur la saison, j’ai plongé à pieds joints dans l’été avec la jolie mimi adorable série de Zidrou & Jordi Lafebre, Les beaux étés. C’est notamment chez mon amie Laure que j’avais repéré cette pépite. Que dire ? C’est beau, c’est doux, c’est tendre, c’est joyeux comme l’été, ça a le goût de l’insouciance des vacances même si la vie cogne parfois, faisant fi de la saison. C’est revigorant et en ce moment, on a bien besoin ! Les beaux étés – tome 1. Cap au Sud ! & tome 2. La calanque de Zidrou et Jordi Lafebre/ Dargaud (2015 & 2016). Et… sortie du tome 3 le 2 juin !
  • J’ai retrouvé avec plaisir la suite de la bio dessinée de Riad Sattouf : le jeune garçon fait ce qu’il peut, comme il peut pour s’intégrer dans sa nouvelle vie au Moyen-Orient, notamment à l’école où sévit une maîtresse tyrannique qui ne jure que par le Coran. L’arabe du futur 2 – Une jeunesse au Moyent-Orient (1984-1985) de Riad Sattouf/ Allary éditions (2015).
  • Emotion garantie avec cet album touchant de Fabien Toulmé dans lequel il livre, sans masque, le choc des premiers jours, semaines, mois qui ont suivi la naissance de sa fille trisomique. Un album qui m’a rappelé celui tout aussi poignant de Jérôme Ruillier, Le coeur-enclume (éditions Sarbacane) découvert il y a quelques années. Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé/ Delcourt (2014).
  • Le temps des sauvages (adapté du roman Manuel de survie à l’usage des incapables de Thomas Guntzig) de Sébastien Goethals/ Futuropolis (2016) que j’ai pioché par hasard (la preuve il s’agit d’une dystopie, ce qui n’est, en général, pas ma tasse de thé – enfin disons que je n’y vais pas naturellement dès lors qu’il s’agit ou de fantastique ou de futur plus ou moins proche). C’est un polar bien ficelé et énergique où les hommes quand ils ne sont pas des loups ne sont de toute façon plus tout à fait humains car génétiquement modifiés pour être plus performants et où la société de consommation, grandes enseignes et marques dictent leurs lois. Bref un futur pas si lointain… qui fait froid dans le dos.
  • C’est parce que Désirée et Alain Frappier étaient récemment à Toulouse pour la sortie de leur dernier album (euh j’ai raté les rencontres hein !) que je me suis intéressée à leur travail plutôt axé sur la BD sociale et historique (L’Algérie, la lutte pour l’avortement entre autres). La vie sans mode d’emploi, lui, est un récit autobiographique, celui d’une période de la vie de Désirée Frappier, alors qu’elle arrive à Paris – elle qui rêvait d’Hollywood – au début des années 80. A travers ses envies, ses déceptions, ses galères, ses histoires de couple, sa maternité, les deux auteurs livrent une véritable histoire des années 80 : musique, mode, politique, mobilisation des étudiants, etc. Véritable référence sur cette période, La vie sans mode d’emploi frôle peut-être parfois l’exercice pédagogique mais reste un bon témoignage de ces années tout feu tout flammes.  La vie sans mode d’emploi – Putain d’années 80 de Désirée et Alain Frappier/ Editions du Mauconduit (2014).
  • A partir de l’histoire de son grand-père qui a fui l’Allemagne nazie, Fanny Michaëlis livre un récit noir sur la guerre et la folie des hommes. Très peu de texte dans cet album étonnant par la force d’évocation des dessins. Le lait noir de Fanny Michaëlis/ Cornelius (2016).
  • Otto, l’homme réécrit de Marc-Antoine Mathieu/ Delcourt (2016) : Déception avec cet album que j’avais repéré depuis un moment en librairie. Je l’ai trouvé bavard et suis passée totalement à côté…
  • Découvert grâce aux chroniques enthousiastes et émues d’Antigone, Noukette et Jérôme, ce petit livre-là a aussi fait boum boum dans mon cœur. Montauban, une terrasse de café ensoleillée, j’ouvre A ma source gardée. Je le dévore d’une traite car comment abandonner Jeanne, cette toute jeune fille qui livre un grand cri d’amour – elle qui a déjà été « abandonnée » par Lucas ? Lui, c’est le garçon de l’été et puis des autres vacances, celui qu’elle retrouve pour faire l’amour et se sentir aimée. Celui qu’elle aime d’un amour sans retour. Un joli roman sensible et poignant. A ma source gardée de Madeline Roth/ Thierry Magnier (2015).
  • L’amour ferme les yeux (traduit de l’allemand par Volker Zimmermann) de Line Hoven/ L’agrume (2013) : voici encore un album repéré il y a un moment en librairie – j’en avais tout de suite aimé le titre et les illustrations à la carte à gratter. Line Hoven livre l’histoire de sa famille qui croise la grande Histoire : un de ses arrière grands-pères est allemand, élevé dans les Jeunesses Hitlériennes, l’autre est américain et a tout fait pour se faire enrôler, en vain, pendant la seconde Guerre Mondiale. Le fils de l’un fera la connaissance et épousera la fille de l’autre qui deviendront les parents de la narratrice. A travers quelques épisodes de vie et des reproductions de photos de famille, Line Hoven reconstitue, par petites touches et beaucoup d’ellipses, l’histoire originale de sa famille. Mais il manque quelque chose à cet album, un supplément d’âme, un peu de profondeur et de sentiment sans doute pour en faire un beau livre. Dommage !
  • Oh là là là là, comment vous parler du Groupe, le dernier opus jeunesse de Jean-Philippe Blondel ? Je pourrais vous dire qu’à travers ce récit d’un atelier d’écriture qui réunit quelques jeunes de terminale et deux professeurs pendant cinq mois, Blondel évoque subtilement le pouvoir de l’écriture. Chacun se dévoile plus qu’il n’aurait voulu, se révélant parfois à lui-même. Et Blondel, lui, nous même gentiment et fort agréablement par le bout du nez entre fiction et réalité. C’est fort, beau, émouvant, intrigant, troublant, ça habite longtemps. Ça vous va là ? A lire le très joli et juste billet de Laure : ici (et encore merci à elle de m’avoir fait un jour découvrir les livres de Jean-Philippe Blondel). Le groupe de Jean-Philippe Blondel/ Actes Sud Junior (2017).
  • Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon/ Editions Joëlle Losfeld (2017) : repéré dans la sélection de la nouvelle session des 68 premières fois, il s’agit d’un premier roman paru à la dernière rentrée littéraire d’hiver. Biographie romancée et hommage à Erik Satie, le roman a des allures de partition musicale dans son rythme si particulier. Mais si la magie a opéré au départ, le soufflé est un peu retombé en cours de lecture : une impression de tourner en rond parfois comme si l’auteur s’était peut-être un peu perdue en focalisant trop sur le style.
  • Alors qu’elle s’apprête à recevoir ses parents, une femme se livre à l’employée venue cuisiner. Elle est étrangère, ne comprend pas le français mais elle est là et c’est finalement ce qui compte. Là pour entendre l’évocation d’une vie et des blessures enfouies. Je suis restée un peu à distance de cette femme que je n’ai pas vraiment réussi à cerner, même si la fin du texte éclaire un peu le reste. Une légère blessure de Laurent Mauvignier/ Les éditions de Minuit (2016).
  • La forêt des renards pendus (d’après le roman d’Arto Paasilinna) de Nicolas Dumontheuil/ Futuropolis (2016) : entre Paasilinna et moi, y a un truc, c’est sûr alors une BD qui adapte le roman par lequel j’ai découvert cet auteur, je ne pouvais pas passer à côté. Et grand bien m’en a pris puisque j’ai retrouvé avec plaisir les personnages loufoques, l’histoire rocambolesque et cet humour si particulier à Paasilinna. Une adaptation très réussie !

Ouf ! c’est fini ! Et dire que je m’étais dit : « allez, toi qui as tant de mal à te remettre à chroniquer tes lectures, tente au moins un bilan en une ou deux phrases… »

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Lire en octobre

Du côté des 68 premières fois, la belle aventure initiée par Charlotte :

faye-petitpays barthelet-celuilaestmonfrere fleury-rienquedesmots

 

Un peu de polar, ça ne peut pas faire de mal :

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Incursion au rayon jeunesse :

arroud-vignot-enquete fine-commentecrirejeunesse-rapetissementtreehorn mourlevat-enfant-ocean

 

Côté bulles :

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Quelques titres de la rentrée littéraire mais pas que… :

cherfi-mapartdegaulois  goby-unpaquebot  blondel-06h41 vigan-jourssansfaim tongcuong-pardonnable

 

Et la leçon inaugurale d’Alain Mabanckou au Collège de France :

mabanckou-lettresnoires

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Les mots de l’été

Mes « vacances » à moi se sont passées dans les livres, l’idéal pour s’échapper quand on ne part pas vraiment…

Dans le cadre des 68 premières fois :

poulain-legrandmarin regniez-notrechateau vasseur-lheurebleue weche-lesbrasseurs esteve-morosphinx khan-lesgrandesetpetiteschoses bugeon-lemondentier collongues-cequinoussepare andras-denosfreres ceci-morigami

 

Côté BD :

BD-delautrecote BD-enfancedalan BD-gueulenoir  BD-larabe1

 

Côté jeunesse :

kurt-quovadis jeunesse-grandmensonge

 

Rentrée littéraire 2016 (merci à Netgalley pour ces découvertes en avant-première) :

joy-laouleslumieresseperdent papin-leveil arditi-lenfantquimesurait

 

Deux livres qui se sont étrangement fait écho :

ernaux-jenesuispassortie bartelt-depuisquelleestmorte

 

Un récit :

leiris-vousnaurezpas

 

Littérature en vrac :

didierlaurent-lereste halberstadt-unecartdeconduite rosnay-moka demey-jedunaccident huston-leclubdesmiracles

 

Et j’ai toujours le nez dans :

ferrante-le-nouveau-nom

Hum hum, moralité : j’ai beaucoup lu, peu écrit… et plein de chroniques en retard 😦

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Mai lectures

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Beaucoup de lectures en ce mois de mai et donc un long billet-bilan… Bon courage ! 😉

La poursuite de la découverte des quatre romans sélectionnés pour le Prix Relay 2016, envoyés par Babelio : Envoyée spéciale de Jean Echenoz (Minuit) dont j’ai parlé ici, La route étroite vers le nord lointain de Richard Flanagan (Actes Sud) et Quoi qu’il arrive de Laura Barnett (Les escales). Les deux chroniques arrivent bientôt !

Un petit tour du côté du rayon jeunesse de la médiathèque et de jolies pioches ! Des romans pour ados : Tout foutre en l’air d’Antoine Dole (Actes Sud junior) qui se lit d’un seul souffle/ La coloc de Jean-Philippe Blondel (Actes Sud Junior) pour le plaisir de retrouver Blondel et son grand talent à décrypter l’adolescence et ses questionnements/ Blood Family (L’école des loisirs) : un bon gros pavé prenant et plein d’émotions par la grande Anne Fine. On y parle de désamour, d’adoption, de seconde chance, de quête identitaire, de construction et d’amour familial aussi / Repéré chez Laure, Noukette & Jérôme : Aussi loin que possible d’Eric Pessan (L’école des loisirs) – un grand vent de liberté qui m’a emportée ! J’ai découvert également un texte rempli d’humour et d’amour autour de la relation d’une ado et de sa mère alors que le cancer débarque dans leurs vies : Ma mère, le crabe et moi d’Anne Percin (Rouergue).
Pour les plus jeunes : le très joli Max et les poissons de Sophie Adriansen (Nathan) qui raconte à hauteur d’enfant un noir épisode de l’Histoire fait d’étoiles jaunes, de rafles, de camps, de familles disloquées et de vies à réapprendre autrement (un roman à partir de 9 ans que j’avais noté chez Antigone) / Moi à travers les murs (Rouergue), un album signé Anne Agopian & Audrey Calleja dont je vous ai parlé ici.

En mai, j’ai résolument eu la tête dans les bulles avec :
Histoires de famille, 8 nouvelles dessinées du suédois Pelle Forshed (L’Agrume) : à travers ces tranches de vie, l’auteur évoque son métier d’auxiliaire de vie, les personnes âgées qu’il vient chaque jour visiter, leurs familles (ou l’absence de famille), la cadence parfois effrénée des visites qui laisse finalement peu de temps pour autre chose que les gestes techniques et répétitifs, la lassitude aussi. Le tout donne un éclairage intéressant sur ce métier et ses difficultés.
Un bel album pour évoquer la maladie d’Alzheimer : Ceux qui me restent de Damien Marie & Laurent Bonneau (Grand Angle). Florent se retrouve veuf alors qu’il est encore jeune et élève seul sa fille Lilie. Mais ils se perdent de vue pendant 20 ans, Lilie tenant son père à distance. A 70 ans et la mémoire en lambeaux, Florent cherche à retrouver sa fille qui est à nouveau près de lui mais qu’il ne reconnaît plus. Une BD poignante.
Léa ne se souvient pas comment fonctionne l’aspirateur de Gwangio & Corbeyran (Dargaud) : un très beau dessin au crayon et un titre intrigant m’ont fait pioché ce roman graphique à la médiathèque. Un écrivain en mal d’inspiration trouve dans les poubelles de son immeuble le journal de Léa, une voisine qu’il ne connaissait que de vue et qui vient de déménager. La jeune femme est atteinte d’un étrange syndrome : elle ne parvient plus à se rappeler comment fonctionne le moindre appareil ménager. Voilà pour notre auteur le début d’un roman, il noircit les pages, publie et rencontre le succès. Léa devient une véritable obsession et l’écrivain se met en tête de retrouver l’héroïne de son roman. Mais à trop vouloir mêler fiction et réalité, il a oublié que Léa n’est pas un personnage de papier et que son journal révélait en creux bien plus qu’un syndrome étrange. Si la fin de l’album m’a moyennant satisfaite, l’ensemble est une belle BD au niveau graphique et au scénario original.
Dès que j’ai découvert que Camille Jourdy avait sorti un nouveau roman graphique (et que comment ça, j’ai mis 3 mois à m’en apercevoir !??!), hop aussitôt commandé dans ma nouvelle petite librairie aimée et dévoré ! Coup de foudre pour Juliette (Actes Sud BD) ici !
Deux albums de Ludovic Debeurme : Trois fils et Un père vertueux (Cornélius) évoqués .
Les variations d’Orsay de Manuele Fior (Futuropolis – éditions du Musée d’Orsay) : un voyage dans l’art au XIXème siècle et du Musée d’Orsay que j’ai surtout aimé pour les très beaux dessins de Fior, véritables tableaux hommages aux maîtres de l’impressionnisme.
Repéré chez Mo’ (ma principale dealeuse en matière de tentations graphiques), le roman graphique La Favorite de Matthias Lehmann (Actes Sud BD) m’a totalement conquise. La jeune Constance vit quasi-recluse dans le manoir de ses grands-parents, entre une grand-mère irascible et à la main leste et un grand-père alcoolique qui préfère fermer les yeux pour éviter d’avoir à affronter sa femme. Une enfance pleine de violence, de secrets, de non-dits bâtie sur un immense mensonge. Sombre et fort !
Heartless de Nina Bunjevac (Ici Même) : c’est surtout Fatherland que je veux lire de cette auteure (dans ma PAL) mais l’occasion faisant le larron, j’ai également emprunté cet album de l’auteur à la médiathèque. Il s’agit de sa première publication – des nouvelles sombres au noir profond et au trait puissant (mais très différent de celui de Fatherland) autour de divers sujets : une adaptation de nouvelle, une histoire d’amoureuse mythomane (qui court sur plusieurs nouvelles) ou encore l’évocation de son pays d’origine, peut-être les prémisses de Fatherland ? Je suis un peu mitigée sur cet album, certaines histoires m’ont intéressée et je suis restée totalement étrangère à d’autres. Peut-être la lecture de Fatherland me donnera un nouvel éclairage sur Heartless. A suivre donc !
Petite pioche au hasard et jolie surprise avec Shelley – Après l’autruche, tournez à droite de Johann G. Louis (éditions du Pélimantin) : William, un journaliste qui écrit un article sur les actrices déchues, se retrouve dans un bled paumé, en plein désert américain, à la recherche de Shelley, ex-star hollywoodienne. Les personnages sont tous plus étranges les uns que les autres et semblent vouloir mettre des bâtons dans les roues de William qui finit tout de même par retrouver Shelley. Elle-même n’est pas en reste côté bizarreries en tout genre : n’aurait-elle pas perdu la tête ? Un album à l’ambiance proche de « Twin Peaks » ou « Le Village » de Night Shyamalan, étonnant et fort sympathique et au dénouement… déroutant. La découverte aussi des éditions du Pélimantin, petite maison qui « encourage les jeunes auteurs à donner corps à leurs propres fantaisies, sans contrainte de forme ou de genre » et privilégie « l’hybridation et l’originalité, qu’il s’agisse d’œuvres jeunesse ou pour adultes. » Créée en 2013, elle compte trois ouvrages à son catalogue mais quid de savoir si elle est encore active…
Julio (Atrabile) : à travers la (longue) vie de Julio de 1900 à 2000, Gilbert Hernandez livre la saga d’une famille mexicaine aux Etats-Unis et mêle petite et grande histoire. J’ai eu un peu de mal au départ avec les grands bonds dans le temps, les nombreux personnages (qui changeant d’aspect au fur à mesure, le temps faisant logiquement son ouvrage) pas faciles à reconnaître et le récit un peu rapide. Mais une fois installée plus confortablement dans l’album, j’ai finalement apprécié la capacité de Gilbert Hernandez à évoquer, subtilement, en 100 pages, les événements marquants d’un siècle entier.
Pour cet album-ci, Le tirailleur de Piero Macola & Alain Bujak (Futuropolis), c’est la démarche de l’auteur qui m’a attirée. Alain Bujak rencontre Abdesslem, un ancien tirailleur marocain, lors d’un reportage photo sur la vie quotidienne d’une résidence sociale à Dreux. Le reportage terminé, il a voulu revoir le vieil homme, entendre son histoire et finalement la raconter pour qu' »elle ne tombe pas dans l’oubli ». L’histoire d’Abdesslem est celle de beaucoup de tirailleurs venus d’Afrique : ils ont servi la France des années durant mais l’ingrate les a ensuite un peu oubliés. Adolescent, Abdesslem se retrouve enrôlé malgré lui dans l’armée française. Il y restera plusieurs années, se battant pour la France pendant la seconde guerre mondiale, puis en Indochine. Autant d’années passées loin de sa famille et son village. Un très bel album témoignage, auquel les dessins et le découpage de Piero Macola donnent une force supplémentaire, nous embarquant véritablement sur le front avec Abdesslem.

Quand je n’étais pas plongée dans les bulles, j’ai lu aussi un court roman de Marie Nimier, La plage (Gallimard/ 2016) : l’histoire de « l’inconnue » venue sur un bout de plage s’isoler du monde. Mais la plage déserte et sa grotte sont occupées par un homme et sa fille un peu étrange. Malgré tout « l’inconnue » décide de rester et ces quelques jours hors du monde, au plus près des éléments et de ces deux êtres, seront comme une parenthèse (presque) enchantée. Il y a eu aussi Amours de Léonor Récondo (Sabine Wespieser) au délicieux parfum désuet : un amour doublement interdit entre une jeune femme et sa bonne à l’aube du XXè siècle. La découverte d’une très belle plume mais pas un coup de cœur pour moi. Et enfin Landfall d’Ellen Urbani (Gallmeister) : ah Landfall ! Pour celui-ci encore un peu de patience, je vous en parle plus longuement dès que j’ai le temps.

Bon bon bon, je constate que je ne peux pas terminer ce (long) bilan sans remercier les blogueuses et blogueurs pour leurs conseils, tentations, idées de lectures et la lecture publique car la médiathèque de Toulouse est mon plus grand fournisseur de BD & de romans jeunesse.

Et j’ouvre le mois de juin avec La jeune épouse de Baricco (Gallimard).

Lire en avril

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Un genre que je lis rarement ces dernières années et une chouette découverte que les polars d’Olivier Norek avec Territoires et Code 93 : des romans au style vif et haletant qui se déroulent au cœur des cités du 9-3.

Un beau livre qui mêle petite et grande histoire : L’autre Joseph de Kéthévane Davrichewy (éd. Sabine Wespieser) ou les destins croisés de Joseph Staline et Joseph Davrichewy, arrière grand-père de la romancière.

Une escapade dans deux albums jeunesse : Trööömmmpffff ou la vraie voix d’Elie de Piret Raud (Rouergue) reçu dans le cadre d’une OP Masse Critique de Babelio dont j’ai parlé ici. Découverte curieuse de Paloma et le vaste monde de Véronique Ovaldé, illustré par Jeanne Detallante (éd. Actes Sud Junior), un album qui m’a laissé un peu sur ma faim.

Un petit tour au Japon avec Yoko Ogawa avec Les lectures des otages (éd. Actes Sud). Un roman qui englobe un recueil de nouvelles teintées d’une douce irréalité. C’était bien agréable de retrouver l’écriture d’Ogawa.

Attendu avec impatience : Mémoire de fille d’Annie Ernaux (éd. Gallimard). Une belle introspection ou comment les événements qui ont marqué la fille de 1958 qu’était Annie Ernaux à 18 ans l’ont conduite, sans doute, à l’écriture et surtout à son œuvre si particulière.

Retour qui s’annonce très bref de David Foenkinos dans mes lectures avec son dernier opus, Le mystère Henri Pick (éd. Gallimard). Qu’en dire… ce qui m’avait déjà à l’époque agacée dans La délicatesse m’a ici prodigieusement énervée. Heureusement c’est vite lu ! Je passe désormais mon chemin (même s’il paraît que Charlotte est bien…)

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit de Celeste Ng (éd. Sonatine), un des quatre titres de la sélection du Prix Relay 2016 (et envoyé par Babelio). Et moi je vous dis tout ici !

Très belle adaptation graphique par Luz de Ô vous frères humains d’Albert Cohen (éd. Futuropolis) et c’est ici.

Une histoire d’amitié forte et dévorante mais aussi une/ des histoire(s) de femme(s) : L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante (éd. Folio). Ma chronique est .

Autre roman graphique, autre style mais même amour pour moi ! Des retrouvailles heureuses avec le trait de Zeïna Abirached avec son très réussi Piano oriental (éd. Casterman). Promis j’en parle bientôt !

Toujours le nez dans La Débâcle d’Emile Zola que je lis par petites touches, pour l’envie de renouer avec les classiques.